03 Avr 2017 Auteur : adminAK
Peut-on encore croire les sondages ?

Il y a vingt ans, lorsque des entreprises ou des organismes souhaitaient recueillir le sentiment de clients ou d’adhérents, mes interlocuteurs me demandaient si un simple questionnaire envoyé suffisait ou si un sondage était plus approprié. Je leur répondais qu’un questionnaire était représentatif de tendances, car seules les personnes qui le souhaitent ou qui ont le temps répondent. Alors qu’un sondage, issu d’un entretien, était significatif car il permet de toucher un panel incluant les personnes qui n’ont pas vraiment envie de répondre et celles qui n’ont pas le temps.

 

La frontière entre données représentatives et significatives était claire.

 

Il y avait, certes, des redressements après chaque étude, pour tenir compte des défauts du panel, mais ils étaient minimes et les instituts de sondage les maîtrisaient.

 

Aujourd’hui, bousculés par la concurrence et la guerre des prix, la plupart des instituts réalisent leurs sondages par Internet. De ce fait, ne répondent que les personnes qui le souhaitent ou qui ont le temps. Les sondeurs recueillent ainsi des tendances représentatives mais en aucun cas, des résultats significatifs. Alors les résultats sont redressés, redressés, redressés à tel point que les instituts ne publient plus les critères de redressement des résultats bruts comme l’oblige pourtant la loi 77-808 du 19 juillet 1977.

 

Les résultats des sondages accompagnant la dernière primaire de la droite illustrent cette évolution. Les données communiquées ont bien fait ressortir des tendances mais en aucun cas un résultat significatif et fiable.

 

Devant cette évolution, les sondeurs ont travaillé leurs éléments de langage et insistent sur les tendances qu’ils ont su déceler, comme pour nous faire oublier que les résultats significatifs ne sont plus au rendez-vous.

 

Mais ne faisons pas le procès d’une profession. Il reste des instituts de sondage qui travaillent sur la base de questionnaires et d’entretiens téléphoniques. Sachons les repérer et leur accorder notre confiance.

 

Vous souhaitez réaliser une étude quantitative et (ou) qualitative, un sondage ? Kaolin vous accompagne.

 

 

Frédéric Fonfroide de Lafon

Président de Kaolin

 

 

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