11 Jan 2016 Auteur : adminAK
La guerre des réseaux

 

Ce n’est un secret pour personne, Google tente, depuis plusieurs années maintenant, de propulser son réseau social, Google+. Une opération qui s’avère difficile face au leader, Facebook !

 

 

Illustration article Agence Kaolin Facebook vs Google+

 

 

Dans le monde de GAFA, la guerre de Google et Facebook ne fait que commencer. Il est vrai que le formidable succès de Facebook a de quoi donner envie ! Et une entreprise comme Google, qui draine des millions d’utilisateurs par jour, ne peut pas se contenter de regarder ces utilisateurs aller chercher ailleurs ce qu’il pourrait leur offrir.

 

Ainsi est né Google+, le réseau social de Google. Un réseau lancé tardivement sur un marché en pleine explosion auquel le groupe n’avait, d’abord, pas vraiment cru.  Un réseau qui a bien du mal à décoller aujourd’hui, malgré les différentes stratégies mises en place.

 

Google s’est donc attaché à mettre en place une stratégie de « suiveur ». Un exercice difficile ! Il a fallu s’inspirer du leader (sans copier), se différencier (mais pas trop), innover (pour se démarquer).

 

 

Ainsi sont nées les communautés et les collections. Semblables aux groupes Facebook, les communautés sont un lieu de partage d’informations entre personnes sur un même sujet avec, en plus, la possibilité de créer des sous-thématiques précises au sein de ces communautés. Les collections, quant à elles, sont une innovation par rapport à Facebook : elles permettent de créer, dans un profil, des dossiers qui regroupent les publications par sujet. Mais ces améliorations n’ont finalement séduit qu’un nombre restreint d’internautes.

 

Google a alors essayé d’imposer son réseau en rendant obligatoire l’inscription à Google+ pour avoir accès au service « Hangout » de vidéoconférence. Mais les inscriptions n’ont pas généré le trafic attendu. Nouvel échec.

 

 

Aujourd’hui, le géant du web change de stratégie : l’obligation de s’inscrire a été levée, la plateforme a connu un lifting et de nouvelles fonctionnalités sont apparues (comme le partage vers d’autres réseaux sociaux).

 

Avec son statut de leader confirmé, Facebook a peu de raisons de s’inquiéter. Pour autant, il ne souhaite pas se fâcher avec Google, de peur notamment d’être exclu des applications du Play Store d’Android (tout en sachant que Google a du souci à se faire si Facebook réussit à s’affranchir de son Play Store !). Pour s’assurer de la fidélité de ses utilisateurs, Facebook aurait volontairement saboté son application Android : pendant les heures de panne, il aurait ainsi pu mesurer à quelle fréquence les utilisateurs tentaient de nouveau d’utiliser l’application ou la version mobile du site. Et il semblerait que le résultat a été celui attendu : les gens ont continué à chercher à se connecter jusqu’au rétablissement de la connexion !

 

 

Facebook a, décidemment, encore de beaux jours devant lui…

 

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

*